Depuis le 11 juillet 2019, nous sommes plusieurs personnalités politiques actrices et acteurs des mouvements citoyens, à construire une liste d’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, capable d’être à la hauteur des enjeux du changement pour notre ville aux élections municipales de mars 2020.

Présentation de l’équipe du Printemps marseillais. De gauche à droite au premier rang : Olivia FORTIN, Sophie CAMARD, Michèle RUBIROLA, Benoît PAYAN, Jean-Marc COPPOLA

Nous avons choisi notre tête de liste cette semaine, l’écologiste Michèle RUBIROLA, au sein d’une équipe dont je fais partie. Cette équipe a été plébiscitée par 2000 signataires et présentée le 10 janvier 2020 à la presse.

9 janvier 2020 – Avec Michèle RUBIROLA, que je connais depuis longtemps du temps d’EELV

Le choix de notre tête de liste a été long et houleux. Benoît PAYAN était candidat à la tête de liste, moi également car je mesurais très bien la difficulté symbolique d’une tête de liste socialiste pour une frange importante de l’électorat. Cependant, nous avons été pris sous le feux d’affrontements très violents : les anti-PS d’un côté, les anti-FI de l’autre. En décembre, nous en étions restés à la proposition d’un « duo pour la Ville » pour tenter d’apaiser la situation, mais rien n’y a fait. Nous étions poussés à nous départager, la pression continuait sur l’étiquette socialiste. Nous nous préparions donc à aller au vote des signataires, en équipe commune avec un départage sur la tête de liste, en listes distinctes, en équipe sans tête de liste… Différents scenarios étaient possibles. Nous courions le risque de dégâts toujours difficiles à surmonter quand on connaît l’expérience des primaires. Au retour des congés de fin d’année, la décision de Benoît PAYAN de se désister en faveur de Michèle RUBIROLA, concertée avec la mienne, a permis de trouver une solution par le haut qui a été bien accueillie de toutes parts. Je m’en réjouis vraiment.

Depuis que nous nous sommes lancés dans cette aventure, nous y trouvons beaucoup d’enthousiasme mais aussi beaucoup d’obstacles, de la part des appareils, des clans, des égos… Nous subissons beaucoup de comportements violents et sectaires mais je suis frappée de notre capacité à surmonter tout cela. Cette capacité de résistance est un gage de sincérité de notre démarche et de notre volonté de gagner jusqu’au bout, dans une configuration unique en France.

Le Printemps marseillais à la manifestation pour les retraites du 9 janvier 2020

De plus, la constitution de notre liste se déroule sur fond d’un mouvement social unitaire, radical et puissant pour la sauvegarde de notre système de retraite par répartition. Une liste comme la nôtre ne peut que se nourrir de ce mouvement populaire qui exprime aussi un profond besoin de démocratie et de droits sociaux. En France comme dans notre Ville, ne nous laissons pas enfermer dans le désespoir et le défaitisme. Donnons-nous les moyens d’une gauche écologiste, en lutte contre les inégalités, mobilisée pour la justice climatique, en osmose avec les intérêts des classes populaires et classes moyennes si maltraitées aujourd’hui. C’est peut-être un objectif ambitieux mais l’important est que chacune et chacun y contribue à l’endroit où il est, mais en cheminant ensemble.

Clap politique où j’avais déjà abordé la question de la tête de liste
Catégories : Municipales 2020

3 commentaires

Michel POTOUDIS · 12 janvier 2020 à 7:34

Le contrôle démocratique de l’argent public versé par la mairie peut-il être initié ? Même question pour l’emploi des salariés qui dépendent de la mairie et pour toutes les aides ou priorités attribuées. C’est bien de parler de politique culturelle mais au moment de faire des choix, si les critères sont sélectifs cela peut faire grincer des dents. Subventionner des « vitrines » ou équiper les quartiers Nord en infrastructures?

    Sophie Camard · 15 janvier 2020 à 3:13

    Bonjour,
    Cela fonctionnera si tout le monde s’y met : les élus et conseillers municipaux en tout premier lieu (y compris l’opposition), des chefs de service compétents et soutenus par un exécutif soucieux d’appliquer les règles, des citoyens qui seront vigilants via les moyens d’aujourd’hui (open data notamment). La question des critères est toujours délicate : tout le monde en veut… sauf pour lui-même. Il appartient aux élus de fixer le cadre général, et aux services d’instruire les demandes. Ensuite, on peut imaginer des conférences d’arbitrage quand des refus paraissent injustes. C’est tout un équilibre mais qui existe dans la plupart des collectivités territoriales en France alors pourquoi pas chez nous ?

7778triangulaire · 21 janvier 2020 à 3:42

Un printemps marseillais est une urgence.Avec Michèle Rubirola pour un authentique renouveau de Marseille !

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