Suite à l’annonce d’une reprise partielle d’activité de la cuisine centrale, se pose maintenant la question de sa mise en pratique. Outre la production des repas à réorganiser, rien n’est prévu à ce stade pour la livraison. Il faudrait confirmer aussi la mise à disposition des écoles pour la distribution.

Plusieurs associations caritatives ont des camions et des bénévoles disponibles pour la logistique. Encore faudrait-il les recenser, les mettre autour d’une table et faire la mise en relation avec la cuisine centrale.

De manière générale, il nous manque une coordination des actions humanitaires et caritatives sur l’ensemble de la ville, alors que de nombreuses alertes existent sur le manque de vivres. D’après mes informations et à ma grande surprise, la municipalité n’a organisé aucune réunion d’urgence avec l’ensemble des acteurs de la solidarité dans notre ville. Les associations caritatives ne sont pas toutes sollicitées à 100% de leurs moyens.

Photo extraite du site internet de la Croix rouge Marseille

Restent les bonnes volontés, qui ont forcément leurs limites. Ainsi, des stocks de nourritures collectés restent parfois inutilisés. Certains quartiers sont complètement oubliés. A d’autres endroits, les maraudes se doublonnent. La main invisible des petites mains bénévoles ne va pas pouvoir tout faire !

C’est le rôle d’une municipalité de recenser et mobiliser toutes les associations sans exception, d’aider à planifier des tournées dans toute la ville, de veiller aux stocks suffisants… Cela ne demande pas forcément de l’argent, mais de la bonne volonté et une concertation avec tous les acteurs sociaux.

Je souhaite donc que le comité d’action face à l’urgence se dote d’une cellule opérationnelle sérieuse, qui permette aux mots de se traduire en actes.

Marseille, le 16 avril 2020

Sophie CAMARD
Tête de liste pour le Printemps marseillais dans le 1er secteur


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